Décès d’enfants de la DPJ : un manque de données jugé préoccupant
L'incapacité du CIUSSS de l’Estrie-CHUS à transmettre le nombre de décès d’enfants suivis par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) sur son territoire suscite des réactions. Alors que l'établissement se défend en expliquant que « la date de décès est facultative lors de la complétion des notes dans le système », l’avocate spécialiste en droit de la famille Valérie Assouline juge la situation préoccupante. Le répertoire des décès d’enfants suivis par la DPJ faisait partie des recommandations de la commission Laurent, qui a suivi le décès de la fillette de Granby, en 2019. C’est d’ailleurs Me Assouline qui a représenté la famille de la fillette tout au long des procédures. Les recommandations de Mme Laurent prévoyaient également l’embauche d’un commissaire au bien-être et aux droits des enfants, ce qui n’a pas encore été fait. Me Assouline rappelle que certaines DPJ touchées sont sous tutelle et que le public est en droit d’exiger une plus grande transparence. C’est pourtant clair, un enfant est pris en charge, la DPJ a une obligation de veiller sur sa protection, sur sa sécurité. Le décès devrait être signalé et répertorié, c’est on ne peut plus clair
, croit Me Assouline. Ça permet d’améliorer les pratiques, ça permet de savoir s’il y a eu des défaillances et ce n’est certainement pas une formalité.
On attend toujours
, déplore Me Assouline.On s’entend qu’une liste des décès, ce n’est pas une simple formalité. Lorsqu’on dresse une liste de décès, on fait une reddition de comptes, mais c’est également une mesure de prévention pour savoir ce qui n’a pas fonctionné, donc c’est très préoccupant.
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